A vous, je me plais à penser, à vous, je me plais à penser,
à vous, je me plais à penser par cercles de plus en
plus éloignés – les diminuendos que j'entends
simulant la distance. Et nous devenons minuscules
parce que nous sommes loin les uns des autres
et nous devenons minuscules parce que nous sommes
loin les uns des autres et nous devenons minuscules
parce que nous sommes loin les uns des autres
si loin que nous pourrions poser l'index
les uns sur les autres pour nous faire disparaître
– ensemble.
[...]
J’en ai assez des fleurs
J'en ai « plein le corridor » plein le panier
Ça ira bien maintenant pour les pétales
Et les fritillaires impériales dans les urnes de fantaisie
Mes petits festons blancs ne simulent pas
Cette fois ne me parlez pas
Ne me parlez pas
Comme à Chiswick House ou à Badminton
N’allez pas voir à Strand-On-The-Green dans le Middle-sex
Si j’y suis
Tout ça c’est que des allégories à la noix
Foin des cérémonies qui préludent
Aux plantations
Ici
On n’est pas à Gloucestershire ni dans les plates-bandes du Grand Trianon
Ici
On n’est pas à la cour de Vienne
Ici
On est au centre de l’Eden
Juste derrière
L’ananas
Vous êtes connu pour le pulque de votre agave
Ça fera l’affaire ces petits parterres
(Car le parterre de l’amour n’existe pas
Que pour être vu d’en haut)
(Car le parterre de l'amour n'existe pas...)
(Et les projets de romance me captivent
Autant qu’une idée de promenade
Dans un faux labyrinthe
Ou qu’une halte dans un pavillon d’inspiration mogol)
Reprise : car le parterre de l'amour n'existe pas...
(Par Nonnon suivant la verticale 8 - 1 - 9 - 3- 2 - 5 - 7- 6 - 4)
Je crierai en le faisant mais embrasse-moi mon amour et
Au feu les mains qui empêcheront nos bouches déjà mises